Rapports d'événement Webinaire étudiant du RRSPQ et du RISUQ - Grossesse et enfance - Consultez les résumés

Le colloque étudiant conjoint RRSPQ/RISUQ s'est poursuivi en format webinaire! Découvrez les résumés des présentations du 23 septembre 2020 sous le thème sous le thème "Grossesse et enfance"

Conférencières et titres des présentations

Douleurs lombo-pelviennes chez les femmes enceintes : étude des changements hormonaux et cliniques au cours de la grossesse, données préliminaires

Catherine Daneau (Doctorat en sciences biomédicales, UQTR) -
Direction : Martin Descarreaux
Membre du/des réseau.x : RISUQ
Axe.s : Mouvement et habitudes de vie 

Introduction: Environ 50% des femmes vont souffrir de douleurs lombo-pelviennes (DLP) pendant leur grossesse. L’augmentation des niveaux d’œstrogène et de progestérone contribue à la laxité ligamentaire de la ceinture pelvienne et pourrait entraîner une instabilité articulaire et prédisposer les femmes enceintes aux DLP. Bien que les changements hormonaux soient souvent proposés comme facteur causal potentiel des DLP chez les femmes enceintes, leur influence n’est pas encore clairement établie. Objectif: Étudier les changements hormonaux et cliniques ainsi que leur interaction au cours de la grossesse. Méthodologie: Dix femmes enceintes se sont présentées à chaque trimestre de grossesse pour compléter des questionnaires permettant d’évaluer différentes variables cliniques. Un échantillon sanguin a été prélevé à chaque trimestre pour mesurer le taux d’œstrogène et de progestérone. Résultats: Les résultats montrent une augmentation significative de l’intensité des DLP et des niveaux d’hormones au cours de la grossesse. Les corrélations entre les changements hormonaux et cliniques entre le premier (T1) et deuxième (T2) trimestre montrent que moins le niveau d’œstrogène augmente, moins l’intensité des DLP progresse. Concernant la progestérone, moins le niveau de progestérone augmente, moins le risque de mauvais pronostic d’incapacité lombaire et les comportements d’évitement face au travail progressent et plus la moyenne d’intensité des DLP hebdomadaires est élevée. Conclusion: En plus de la relaxine qui contribue a augmenté la laxité ligamentaire pendant la grossesse, l’œstrogène et la progestérone pourraient influencer l’évolution clinique des DLP au cours de la grossesse.


Mécanismes explicatifs de la victimisation par les pairs chez les enfants victimes d'agression sexuelle

Gabrielle Myre (Doctorat en psychologie, UQAM)
Direction : Martine Hébert
Membre du/des réseau.x : RISUQ
Axe.s : Neurosciences cognitives et santé mentale 

Les enfants victimes d’agression sexuelle peuvent être plus à risque d'être victimisés par leurs pairs. Les symptômes de stress post-traumatique, les symptômes dépressifs et les attributions hostiles ont tous été identifiés comme des facteurs de risque contribuant de façon indépendante à un risque plus élevé de victimisation par les pairs chez cette population vulnérable. Cependant, ces facteurs n'ont pas été examinés dans un modèle intégratif explorant le risque accru de revictimisation chez les enfants victimes d’agression sexuelle

Un modèle de médiation en série a testé l'effet médiateur des symptômes dépressifs et des attributions hostiles sur la relation entre les symptômes de stress post-traumatique et la victimisation par les pairs. Les participants comprenaient 802 enfants âgés de 6 à 12 ans, consultant des centres d’intervention spécialisés suite dévoilement d’une agression sexuelle. Les enfants ont rempli des questionnaires évaluant les symptômes de stress post-traumatique, les symptômes dépressifs et la victimisation par les pairs dans le contexte scolaire. Les résultats ont révélé que les symptômes de stress post-traumatique étaient associés à des symptômes dépressifs, qui étaient liés à des attributions hostiles plus importantes pour les provocations relationnelles, qui étaient à leur tour associées à une plus grande vulnérabilité face à la victimisation par les pairs. Les attributions hostiles de provocations instrumentales n'étaient pas liées à la victimisation par les pairs. 

Ces résultats soulignent l'importance de considérer les variables liées à la psychopathologie de même que des facteurs socio-cognitifs pour mieux comprendre la revictimisation chez les enfants victimes d'agression sexuelle.


Accoucher seule en temps de COVID-19 : tensions et controverses sur les réseaux socionumériques
Chantal Bayard (Doctorat en sciences sociales et transformation familiales, INRS-UCS)
Direction : Laurence Charton
Membre du/des réseau.x : RRSPQ
Axe.s :  TIC et santé


Le 3 avril 2020, l’Hôpital général juif (HGJ) de Montréal a suspendu la présence des conjoint.e ou personne accompagnatrice durant l’accouchement et dans l’unité des naissances (Lepage, 2020a) . Cette annonce est survenue trois semaines après que le Gouvernement ait déclaré l’état d’urgence sanitaire au Québec (13 mars 2020), et moins d’une semaine après que la Ville de Montréal ait été placée en état d’urgence sanitaire (27 mars) (INSPQ, 2020). Cette décision de l’HGJ a suscité de nombreuses réactions observables dans les médias francophones et sur les réseaux socionumériques : témoignages de femmes enceintes (Ferah, 2020; Lepage, 2020a; Caillou, 2020), lettre d’opinion signée par une soixante de professeur.e.s de droit (Malacket et Roy, 2020), pétition en ligne (Montreal Mom, 2020), communiqué de presse des organismes à but non lucratif, des associations et des syndicats de professionnel.le.s (Les Sages-Femmes du Québec, 2020), prise de parole du Premier Ministre du Québec François Legault (Assemblée nationale du Québec, 2020), etc. À partir de l’analyse de 962 commentaires publiés en avril 2020 sur la page Facebook du quotidien La Presse en réaction à la publication de l’article « Accoucher dans la solitude, un stress de trop », nous avons cherché à mieux comprendre : 1) les discours contradictoires et les modes d’interactions des utilisateurs et des utilisatrices; 2) les attentes associées à la mise au monde d’un enfant en temps de crise; et 3) les manifestations de la solidarité entre les individus et les générations dans la foulée en regard de cet évènement. Nous avons identifié que les personnes en faveur ou en défaveur de la décision de l’Hôpital général juif ont principalement mobilisé des arguments se rattachant à trois types de discours pour présenter leurs positions, soit les discours experts, expérientiels et populaires. Nos analyses préliminaires nous informent sur la place des femmes enceintes ou qui accouchent dans la société, mais aussi sur les dynamiques intergénérationnelles à l’œuvre dans un contexte de crise.


La mélatonine : une molécule intelligente qui différencie les cellules normales et cancéreuses du placenta.

Josianne Bienvenue-Pariseault (Doctorat en biologie, INRS – Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie)
Direction : Cathy Vaillancourt
Membre du/des réseau.x : RISUQ
Axe.s :  Sciences biomédicales

Contexte : Le choriocarcinome placentaire affecte une grossesse sur 40 000. Les femmes ayant ce cancer sont traitées avec des chimiothérapies qui entrainent un risque tératogénique pour les grossesses subséquentes. La mélatonine via une action sur le stress du réticulum endoplasmique (RE), l‘autophagie et l’apoptose exerce un effet cytotoxique dans les cancers ovariens et du sein. Cependant, son effet dans les cellules de choriocarcinomes placentaires (BeWo) n’a jamais été étudié. Hypothèse : La mélatonine exerce une action antitumorale dans les cellules de choriocarcinome placentaire humaines BeWo. Objectifs : Déterminer dans les cellules BeWo, si la mélatonine affecte : 1) le stress du RE, 2) l’autophagie et 3) l’apoptose. Méthodologie: Les cellules BeWo ont été exposées ou non à la mélatonine (1 mM) sous normoxie (8 %-O2). L’expression protéique et l’ARNm des facteurs impliqués dans le stress du RE, l’autophagie ainsi que l’apoptose ont été analysées par immunobuvardage et RT-qPCR, respectivement. Résultats : La mélatonine, comparée au DMSO, augmente significativement les taux protéiques de GRP78 (400 %), IRE1α (257 %), PERK (190 %), P-eIF2α (108 %), ATF4 (85 %) et CHOP (58 %), mais n’affecte pas TRAF2, NFkB et le clivage de l’ARNm de XBP1. La mélatonine augmente la phosphorylation d’AMPK (670 %) et le taux protéique d’ATG7 (97 %), mais n’a pas d’effet sur le flux autophagique. Elle augmente de manière significative les taux protéiques de Parp clivé (74%) et a tendance à augmenter le ratio Bax/BCL2. Conclusion : Cette étude suggère que l’action antitumorale de la mélatonine dans le choricarcinome placentaire est médiée par l’induction de la voie du stress du RE UPR-PERK qui conduit à l’apoptose

 

Pour toute information, contactez Samuel St-Amour: st-amour.samuel.2@courrier.uqam.ca